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Marchela Apostolova

Née en 1991 à Plovdiv, Bulgarie. Vit et travaille à Paris.

http://www.marchela-apostolova.eu/

 

 

A la recherche d’un langage pictural relativement simple mais surtout compréhensible, Marchela Apostolova met en place une geste simple qui intervient précisément sur une des propriétés des matériaux utilisés, afin d’expérimenter avec leur matière et d’appliquer ce qu’elle appelle le principe d’auto définition. En adoptant une approche quasi mathématique, dans la série des Papiers pliés, on trouve la mise en place de ce principe qui consiste dans la création de la forme la plus petite possible, qui devient le point de départ de chaque travail, ordonnant ainsi avec ses dimensions le reste de la composition, ou bien chaque forme obtient les mesures de la précédente plus la taille de la plus petite qui devient l'unité de la production.
 
 

Suivant cette logique guidée par la symétrie, une autre série trouve sa voie, celle des Polypropènes pliés où la multiplicité des formes cède sa place à la simplification synthétisée. Un recours à la physique et à la mathématique, fait limiter les choix de l’artiste, afin que l’application du principe soit plus exhaustive. Une formule, conçue pour ce type de pliage à un seul axe se met en place pour définir l’unité de chaque travail. D’où il ne reste plus que d’expérimenter avec les différents enjeux que la formule instaure qui au fur et à mesure cèdent leur place à un autre élément extérieur - la force de gravitation et les dimensions de la forme interagissent de telle manière qu’elles limitent le travail à ce point où le pliage commence à se déplier laissant juste une trace de déformation des fibres de la matière, ou bien au moment où le poids et la force de gravité prévalent à la matière, pour aller au delà d'une interprétation simple.  


 L’art donne une liberté du regard.  Elle est étroitement liée à ce qui est représenté sur une surface ou dans l’espace. Paradoxal certes, mais plus le spectateur reconnaît ce qu’il voit, moins il a la liberté d’interpréter le sujet du travail. D'où la tentative minimaliste de donner une liberté d’interprétation plus large au spectateur, en ne donnant presque rien à voir pour qu'il peut se projeter dedans de sa manière. Cherchant une logique interne les productions se développent comme un organisme vivant avec un point de départ mais dont la finalité n'est jamais atteinte.